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Les très longues distances

Les très longues distances

Résumés championnats de France 100 km 2012, Belvès

Des sourires, des bornes et des larmes !


Il y a quelques mois je disais à Fabien : « le 100 km tu connais ? ». Il me répondait : « je connais des 100 bornards, j'ai beaucoup entendu parler de la distance, mais je n'ai jamais fait ». Alors je lui ai dit : « si je les courts, est que tu m'accompagnerais ? ». Il m'a répondu « oui » sans hésitation. Je lui ai donc proposé de prendre part au championnat de France de la distance aux 100 km de Belvès. Le plan d'entraînement fut prêt quelques jours plus tard.

Au programme : 12 semaines de préparation bien chargées, un objectif principal qui était de finir la course et un objectif ambitieux qui était de parcourir la distance entre 7h30 et 8h00.

Le 13 avril, nous sommes partis tous les deux en direction du Périgord Noir. A 19h30, après 420 km de route, nous sommes arrivés à Siorac où se situait notre hôtel pour la nuit. Sans perdre de temps, nous sommes allés récupérer nos dossards à Belvès. Les quelques instants que nous avons passé à discuter avec les bénévoles de la courses nous ont donné un aperçu d'une partie du cocktail que nous allions savourer le lendemain : des sourires.
Puis nous sommes rentrés à l'hôtel pour dîner, beaucoup parler de la côte qui mène à Belvès à partir du km 98 et dormir un peu.

Le lendemain matin, après une courte nuit, nous avons rejoins Belvès, le départ était programmé à 7h20 pour Fabien qui m'accompagnait à vélo et à 8h00 pour moi. Il fait froid et il y a du brouillard. Sur place nous avons eu la joie de rencontrer d'autres athlètes de Saint Sylvain (...). Dès 7h50 nous étions tous rassemblés derrière la ligne de départ dans une ambiance que je n'avais jamais connue auparavant : « Salut, tu viens d'où ? C'est ton premier ? Tu pars pour faire quoi ?... » Certains avaient l'expérience, pour d'autres comme moi c'était l'inconnu.

8h00, enfin c'est le départ, pas de stress, pas de bousculade, nous n'interrompons pas nos conversations. 1km, 2, 3, puis ...et nous discutons toujours.
Au bout de 45 minutes les choses sérieuses commencent, en effet c'est la jonction avec les accompagnateurs et le moment de faire le point. Je suis à 4min 25s de moyenne au km, ce qui est 25s trop vite par rapport à l'objectif au 10ème km. Ce n'est pas grave, je me sens bien et continue mon bonhomme de chemin sans méfiance alors que mes compagnons de départ lèvent le pied. Je profite du paysage (La Roche Gageac, Castelnaud,...) et discute avec Fabien. Les côtes et les descentes s'enchaînent sans prévenir, puisent de l'énergie, sollicitent les muscles et le squelette.
3h10 plus tard nous passons la distance du marathon. Au kilomètre 45, nous empruntons une longue piste cyclable de 4 kilomètres, un long faux plat montant vers Sarlat. Ce passage est dur, interminable, épuisant physiquement et mentalement. Nous passons le kilomètre 50 en 15ème position en 3h45min. Nous sommes dans le timing, mais je le sais déjà, je n'ai pas la fraîcheur suffisante pour résister aux 50 kilomètres à venir.
A partir de ce moment nous allons enchaîner des bornes.

60 bornes, les douleurs aux cuisses ne me permettent plus de soutenir le rythme et la moyenne au kilomètre se dégrade à vue d'œil.
65 bornes, premier coup d'arrêt au ravitaillement, la relance est douloureuse et une côte de 200m à 10% nous attend.. Dès lors, plus question de temps, plus question de place, plus question de rien d'autre que de finir, aller au bout. Je me souviens alors d'un conseil que l'on m'avait donné, celui de se séparer de son chrono, que je rends à Fabien. Mon suiveur, redevient pour les 35 dernières bornes, Coach FAFA, il me conseille, il m'encourage, il me motive, il me soutient, il me soulage et il me rappelle ce que nous sommes venu chercher ici. C'est dur, de plus en plus dur. De ravitaillements en ravitaillements, nous avançons ; 70,75, 80 puis 85 bornes, 5 puis 6 puis 7 heures 30 de course. Et enfin 90 bornes, 8 heures de course, plus que 10 à faire. Fabien qui connaît mon esprit de compétiteur me dit « moins de 9 heures, tu peux le faire ». Plus que 10 bornes, un long faux plat montant avec sur la fin une côte de 2 bornes en lacet, mais au bout la ligne d'arrivée. Je lui dit « OK ». Et nous sommes arrivés.

De cette dernière heure, je n'ai pas beaucoup de souvenirs. Seulement celui de cette ultime côte de 2 bornes où je me suis arraché, où je me suis rappelé les sourires des gens, les 98 bornes que je venais de parcourir et les larmes que j'ai versé en rassurant mon épouse et mes enfants au téléphone une fois arrivé.

C'est une expérience inoubliable, riche d'enseignement et qui impose l'humilité sportive et personnelle. Quelque soit le temps mis par un 100 bornard pour terminer cette course, 7 heures ou 14 heures, le faire est un exploit en soi.

Merci à tous ceux qui m'ont suivi, qui m'ont conseillé et particulièrement merci à Fabien à qui je dois d'y être arrivé. Cette expérience nous aura soudé encore un peu plus et nous nous sommes déjà promis de relever à nouveau le défis du 100 km en 2013.

Stéphane

 

Steeve, récit de mes 100kms de Belvès

Le grand jour pour moi est arrivé, cela fait plusieurs mois que j'en rêve. Après une préparation que j'ai suivi du mieux que j'ai pu pendant 12 semaines,je me sens prêt physiquement et mentalement.

6h00 samedi 14 Avril/ le journée commence, je me réveille dans le gymnase de Belvès ou j'ai passé la nuit avec une cinquantaine de coureurs.

6h30/ les préparatifs commencent, dans la salle tout le monde est concentré. Moi aussi d'ailleurs, je reste calme et à fond dans la préparation  de tout le nécessaire pour la course.

7h30/ Je quitte le gymnase pour aller vers le départ, il fait très frais à cause du brouillard, grosse chute des températures. Mon père qui est mon suiveur vient de partir en convoi jusqu'au 10èm km.

7h45/ La pression commence à m'envahir, tout le monde est là prêt pour le départ et j'essaie de contrôler mes émotions.

8H00/ Le coup de pétard vient de retentir, beaucoup partent vite,moi je pars prudemment comme les vétérans du club me le conseillent.

25kms/ je suis très bien, je me découvre un peu, le brouillard disparaît, je cours aux côtés de Julie Chaboud et Lucien Justin qui sont très sympas.

50kms/ Tout va bien, je suis toujours  avec Julie, favorite pour le podium tandis que Lucien a décroché au 35èm. Petite pause pour m'alimenter et çà repart.

55 à 75kms/ Après Sarlat je souffre dans les côtes et je commence à être épuisé. De grosses douleurs dans les jambes à chaque foulées, c'est dur.

80kms / Des encouragements me font du bien et me remonte un peu, j'oublie la douleur.

90kms / Plus que 10, vivement que çà se termine, je n'ai plus beaucoup de forces physiques , c'est le mental qui prend le dessus.

98kms/ Je suis à 9h44 de course, là juste en bas de cette côte, j'ai très envie de marcher  mais  je sens les 10h à portée de main, le titre de champion de France Espoir au bout des baskets.
Je pose ma casquette sur le vélo et en regardant mon père je lui dit de rage '' je vais aller chercher mon titre !''

100kms / Après la côte avalée au courage, je crie enfin ma joie sur la ligne d'arrivée. L'émotion suit peu après et je mettrais plusieurs heures à m'en remettre.

 
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